Platonique
J'aimerais parfois verser des larmes devant tant de beauté épanouie, avoir des paroles historiques au panthéon de ta grâce ou savoir me taire plutôt que poursuivre ma prose, mais je ne peux pas.
Il y a chez toi tant de fragilité et de douceur qu’il me faudrait inventer une subtilité qui me manque. Si je n'ai pas le mot juste, celui qui soutient et qui relève, s'il me manque le bon geste, celui qui berce et qui rassure, cela se lit dans ses yeux et c’est une blessure sans remède qui m’oppresse tout entier.
Il me faut donc te quitter car tu es trop pleine de sensibilité, une belle âme à fleur de peau qui flirte entre sentiments exacerbés et caprices de petite fille. Je ne suis pas capable de t'offrir ce que tu souhaites et ne désire pas devenir ton jouet, marionnette ayant pour seule vertu de te protéger d’un univers incontrôlable…
