Vie facile
Odalisque au charme ineffable
Prêtant son mystère pour servir quelques fables
J’ai beau savoir que tu appartiens à un autre,
Tel un blé de moisson tombé dans l’épeautre.
Je ne veux rien, c’est l’amour qui exige.
Penses-tu échapper aux forces qu’il dirige ?
Car appartenir, ce n’est pas encore aimer.
Et le luxe ne peut durablement lier.
Mais peut-être es-tu esclave depuis trop longtemps?
Aux bienfaits matériels ayant cédé ton âme et ton rang,
Peut-être as-tu disparu bien avant-hier?
Comme ces étoiles dont on ne voit plus que la lumière...
