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Ecrits divers - Gabriel Saillen

Platonique

Poèmes — Posté par saillen @ 14:54

J'aimerais parfois verser des larmes devant tant de beauté épanouie, avoir des paroles historiques au panthéon de ta grâce ou savoir me taire plutôt que poursuivre ma prose, mais je ne peux pas.  

Il y a chez toi tant de fragilité et de douceur qu’il me faudrait inventer une subtilité qui me manque. Si je n'ai pas le mot juste, celui qui soutient et qui relève, s'il me manque le bon geste, celui qui berce et qui rassure, cela se lit dans ses yeux et c’est une blessure sans remède qui m’oppresse tout entier. 

Il me faut donc te quitter car tu es trop pleine de sensibilité, une belle âme à fleur de peau qui flirte entre sentiments exacerbés et caprices de petite fille. Je ne suis pas capable de t'offrir ce que tu souhaites et ne désire pas devenir ton jouet, marionnette ayant pour seule vertu de te protéger d’un univers incontrôlable…


Vie facile

Poèmes — Posté par saillen @ 17:18

Odalisque au charme ineffable

Prêtant son mystère pour servir quelques fables 

J’ai beau savoir que tu appartiens à un autre,

Tel un blé de moisson tombé dans l’épeautre. 

Je ne veux rien, c’est l’amour qui exige.

Penses-tu échapper aux forces qu’il dirige ? 

Car appartenir, ce n’est pas encore aimer.

Et le luxe ne peut durablement lier. 

Mais peut-être es-tu esclave depuis trop longtemps?

Aux bienfaits matériels ayant cédé ton âme et ton rang, 

Peut-être as-tu disparu bien avant-hier?

Comme ces étoiles dont on ne voit plus que la lumière...


D'où vient que...

Poèmes — Posté par saillen @ 13:36

Du geste qui t’accompagne et crée la grâce

A ta parole d’argent qui fait main basse

Sur les arcanes et tous les secrets du monde,

Tel le regard étrange de la Joconde, 

                    

Ton attitude toute entière est dans ceci :

Il n’y a aucune limite à tes désirs ;

On t’attendait là et tu apparais ici,

Nous montrant le meilleur quand on voyait le pire. 

                   

D’où vient qu’il est divin de te bien regarder,

De sentir en toi une force sans pareille.

Ton âme fut forgée par les nymphes et les fées,

Ton cœur : un météore arraché au soleil. 

                          

Alors nous sommes saisi d’un doute horrible :

Saura-t-on t’aimer comme tu mériterais ?

Prétentieux de se croire à hauteur de cible,

Sans espoir et sans rêve qui te satisferaient.

 

Pat

Poèmes — Posté par saillen @ 13:09

Ton visage baignant  la réalité d’ironie, et narquois, son insondable secret

 

Ton regard brillant de malice, et parfois, d'un impénétrable attrait

 

Font se découvrir le parfait contour de tes lèvres

 

Qui semblent s’entrouvrir sur un sourire moqueur.

 

Ta bouche a la fraîcheur d’un rire plein de sève

 

Et m’ouvre le cœur d’un seul coup sans douleur.

 

Apprivoisé

Poèmes — Posté par saillen @ 11:17

Ça s’imprime; ça resserre son lien….ce n’est pas une étreinte, c’est agréable. Ça contourne; ça s’enroule; ça virevolte et ça se rebiffe parfois… Comme si ça vivait, comme si une vie était dans ça…

On veut croire qu’on peut, qu’on va l'apprivoiser et ça renâcle…ça refuse et ça recule… C’est énervant, agaçant; ça met les nerfs en pelote, à rude épreuve…on veut hurler qu’on est prêt pour ça, que ça peut venir; ce sera accueilli….on assumera. ça peut s’abandonner dans nos bras, nom de nom…on va en prendre soin et on est là à pester cette fois-ci….ça a gagné, on est de mauvaise humeur; on a perdu son calme…

Viens maintenant, c’est bon….on a assez rigolé….il faut y aller maintenant…mais ça se cabre encore et l’on croit déceler de l’ironie où il n’y a qu’incertitude…ça nous met sur des charbons ardents….ah zut !  Voilà ça approche enfin; ça s’est joué de toi… mais c'est là pourtant et cela a quelque chose d’inattendu…ce n’était pas dans son caractère...pas dans le tien non plus... et c’est peut-être pour cela que ce moment est si doux.  

Au début, ce n’était qu’un sentiment qui rechignait à te faire confiance et, maintenant, regarde-le, si fièrement accrocher à ton cœur comme un oriflamme haut en couleur.

 

Alexandrins

Poèmes — Posté par saillen @ 12:48

                           

Pris dans la tourmente de sentiments naissants,

Je te ferai, ma brune, des baisers de fortune

Qui iront, comme les vents forts de l’ouragan,

Faire danser tes cheveux sous un rayon de lune.

                  

Dans l’inconnue vibration, j’irai attraper

Un oiseau de feu, messager de la passion,

Pour qu’il te chante une enivrante mélopée

Qui bercera ton cœur de tendres émotions.  

                       

Alors, nous resterons sereins sous le volcan,

Décidés à goûter aux émois à venir.

En rêvant que peut-être et nous ne savons quand,

Nos pensées se livrent car on ne peut les lire.

     


Louve

Poèmes — Posté par saillen @ 12:58

Elle a l'art de faire advenir, tel un parfum, le rêve et la féerie.

L'imagination est émue devant tant de subterfuges et de sortilèges qui fondent son corps dans une nature magique.

Ses courbes font un écrin au coeur de la forêt, couvant l'énergie qui vient de la terre et son cri animal plie les fougères comme un vent mystérieux, faisant bruisser les arbres d'effroi.

Cet hurlement envoûtant fait naître chez la proie le désir d'être dévorée.


Fusée

Poèmes — Posté par saillen @ 10:34

 

Beauté fugace, elle passe comme la fusée de la passion dans l'espace de ma vie et répand en volutes le parfum du bonheur.

Encrassant les bielles d'une vie bien rangée, elle fait tousser mon quotidien.

Le pâle reflet des jours disparaît enfin pour un présent qui rugit de désir.


Souvenirs

Poèmes — Posté par saillen @ 11:54

      

Elle coure dans mes souvenirs comme une horde d’enfants bruyants.

        

Elle emplit mon âme d’une nostalgie sans contours.

          

Le cœur battant les quatre temps du tango de la vie, mon sang a la couleur de l'horizon ce soir: celle, belle et triste, que revêt le soleil au ponant.

        

Pour lui : le ciel orange comme vaste couche ; pour moi : une mémoire qui se perd,  linceul fragile de quelques souvenirs. 

         


Duel

Poèmes — Posté par saillen @ 14:30

Que sont ces jours vides qui ne passent plus quand tu les désertes, quel est ce désir magnétique qui prend naissance dans ton absence et continue dans le noir de ma nuit à brandir l’espoir comme un flambeau ? Sont-ils les témoins de ma tragédie, veut-on me dire que je ne saurais vivre sans toi ? 

Pourquoi ce facétieux destin qui te met sans cesse sur mon passage, qui m’offre un instant ta plus agréable présence, ton plus beau sourire et ton mot le plus spirituel pour me le ravir l’instant d’après ? Faut-il que l’intelligence qui illumine ton joli visage et fait pétiller tes yeux ne soit qu’un subterfuge dissimulant le piège de la passion, que ta peau si douce ne soit qu’un instrument destiné à me faire parler sous la torture ? 

Tu le sais pourtant: rien ne serait plus cher à mon cœur que de t’avouer des choses merveilleuses, mais qui s’aviserait à baisser sa garde devant une mignonne jouant si dangereusement du fleuret…


Sans titre

Poèmes — Posté par saillen @ 15:38

                    

Ses atours si joliment convexes

Et ses postures sans complexes

Mieux que le désir qu’elles suscitent

Sont à la méditation des invites.

                       

Vous, poèmes, pâles ex-votos

De ses grâces accordées

N’avez de sa beauté que le reflet

Et sur sa vérité qu’un veto. 

                              

Vous ne sauriez décrire son allure

Victimes du marketing, de l’imposture

Vous ne sauriez célébrer tant de merveilles

Sans chanter ses lèvres vermeilles. 

                                       

S’il fallait bien plutôt à son âme rendre hommage

Car c’est ce qu’elle a de plus beau, de plus profond,

Il faudrait se jeter sur l’herbe, regarder les nuages,

Contempler l'infini du ciel et le bleu de la passion.

 


Chevelure

Poèmes — Posté par saillen @ 14:08

Ta chevelure aux reflets d’Electrum, ce minerai or argent d'Asie et de Nubie, couvre de foisonnantes arabesques une moitié de ton visage. Les effets moirés de tes longs cheveux en cascade enluminent et donnent à tes yeux un éclat mutin incomparable. 

Long cheveux qui exprimez la féminité la plus pure, vous savez le conciliabule d’une bouche chuchotant dans les méandres de vos boucles. Vous qui exprimez la douceur d’une caresse lorsque vous effleurez de vos pointes un visage aimé, vous savez l’écho des mots doux murmurés dans vos mèches. 

Il n’y a pas de meilleure armure contre les mauvais jours que le souvenir de ces émois passés dans tes ors pâles et tes reflets changeant, ensorcelante chevelure.


Divine

Poèmes — Posté par saillen @ 18:32

Caryatide au corps magnifiquement sculpté, elle soutient le ciel de sa passion comme le toit du palais d'un prince. Altière de grâce et de beauté, elle passe sur son coeur avec la légèreté d'une gitane.

Elle est sublime et vorace d'amour et de douceur. Sa beauté inaltérable répand sur les gens comme un halo d'enchantement et c'est un doux sortilège que de la regarder évoluer, sublime parmi ses rivales.

Elle seule est capable d'apprendre à la panthère et au chat l'art d'être de grands fauves et l'aimable façon de rentrer ses griffes quand il le faut. Mais le doute demeure et la crainte que produisent ses caresses oblige à mille ingéniosités pour séduire cette dangereuse féline.


Un baiser

Poèmes — Posté par saillen @ 18:31

Sa chevelure châtain aux reflets de praline cascade en une unique et large boucle le long de son cou. Ses grands yeux vert émeraude évoquent la douceur la plus exquise et ses lèvres de porphyre, rouges et magmatiques, le désir brûlant et impérieux qui occupe ses esprits. 

La vague portée par sa bouche atteint son visage et lui porte une caresse.

Il est à sa merci, sans âme et sans adresse.


Dernier espoir

Poèmes — Posté par saillen @ 17:51

Elle est le dernier cadeau de la vie qu’on espère quand on a tout, l'ultime rêve convoité... 

Qu’est-ce qui lui ressemble si ce n’est la flamme, ce qui enflamme, fait vibrer, illumine, réconforte....comme le filament d’une ampoule chauffé à blanc, ce qui sauve de l’obscurité, du froid et de l’oubli… 

Mieux que les feux de la passion, elle est la chaleur de l'amour, la tiédeur des caresses langoureuses, des promesses énamourées, mourantes au creux d'un oreiller, tout ce qui fait pencher la balance du côté de la vie...  

Alors, d’un matin incertain, d’une aube chagrine, elle fait une promesse de bonheur. Elle parle fort, elle vitupère, elle allume de ses éclats de rire le vieux papier journal de votre vie, y faisant apparaître une flamme jaune, pâle et vacillante comme un nouveau-né et redonnant des couleurs à tout ce qui était gris.


Aller-retour

Poèmes — Posté par saillen @ 17:25

Elle disparaît comme une maladie…Vous vous croyez guéri mais vous n’êtes qu’un survivant parmi la dévastation, elle est là qui rôde en vous, elle a la mémoire de votre corps…

Vous pensez pouvoir panser vos plaies et elle réapparaît comme la grêle avant les vendanges… Avant que les petites billes de glace ne cinglent les cieux et arrachent tout sur leur passage, son regard, vert comme le ciel, vous frappe comme on frappe un tambour.

Elle vous abandonne à votre désarroi, le cœur en panne et les sentiments en déroute et n’a pas un mot pour l’homme qui doute.


Encore là?

Poèmes — Posté par saillen @ 18:28

Elle aime comme elle mord,

Elle blesse.

Elle n’a aucun tort,

Pas d'laisse.

 

Le cœur elle dévore,

Belle pièce.

C’est un météore,

En liesse.

 

Mais disparaissez,

Quittez là.

Et vous verrez,

Elle sera là.

 

Car pour brûler,

Il faut du bois.

Et pour l'aimer,

Que l'on soit là.

 

 

 


Désir matutinal

Poèmes — Posté par saillen @ 14:01

L’huile des nuits végétales recouvre son corps d’artifices et d’éclats. 

La bataille livrée, leurs âmes libérées, l’improbable matin habille de sa lumière la peau de sa reine.  

Alors, de la veine de sa vie, ses rêves s’échappent par flots pour retrouver le lit du premier jour, bien avant les barrages et les retenues. 

Presque par miracle, presque naturellement, le vin sombre de sa nuit reprend calmement le cours de ce bras de fleuve asséché. 

La rivière enfantine qui dérive dans son cœur est en route vers son destin.  

A l’ultime frontière où les yeux peuvent porter, le serpent d’azur rejoint l’univers de la femme.  

Son corps, espace infini, n’a plus que l’horizon de ses désirs comme seules limites.

 

Aware

Poèmes — Posté par saillen @ 13:40

La tendresse est un voile léger et rafraîchissant dans l’extrême moiteur qui vient se déposer sur les deux amants qui se sourient…

Lèvres qui s’entremêlent, virevoltent et s’attachent, coulissent et glissent vers l’abysse de sa féminité. Mains qui saisissent, contournent, caressent, serrent de concert les collines douces de sa poitrine.

« Flamboyante » est son signe, « irrésistible » : son ascendant. 

Son corps est un sanctuaire et ses yeux l'évasion offerte à son âme.

Maintenant, ils sont biens, ils sont calmes, ils sont libérés des affres de la fatalité, de la passion, du sexe, des envies, des doutes, de la peur… Ils sont au monde, libérés, heureux et s’appartenant enfin. 

Alors, de la fenêtre ouverte monte soudain une complainte douce et légèrement mélancolique qui les ramène peu à peu à la réalité et à ses douleurs.


Mon amie

Poèmes — Posté par saillen @ 06:48

Giuseppina,

  

Des commissures de tes lèvres au bout de tes longs ongles, tout respire chez toi la femme subtile et discrète.

Tes sourires sont des voyages au long cours et tes beaux yeux agrippent mon cœur et le tordent en tout sens jusqu’à ce qu’il avoue. 

Chez toi, la femme côtoie la fraîcheur de l’enfance lorsque tes charmantes fossettes, ornées de deux petites rides émouvantes, se creusent à chacun de tes sourires.

Quand tu me tends ton visage et que tes hautes pommettes s’empourprent sous l’effet de l’émotion, c’est un poème que tu me récites, un cadeau que tu me fais, un éclat de ton âme que tu m'abandonnes.

Vient l’instant où tes jolies lèvres tatouées goûtent aux miennes comme au fruit défendu et c’est le bonheur qui coule dans mes veines et mon vieux cœur qui bat au rythme ancien des passions.

 

L’exhibitionniste

Poèmes — Posté par saillen @ 22:09

C’est une femme magnifique à la sensibilité rare.

Sa sensualité est un voile lancé sur sa tendresse

immense,

Trop fragile pour être exposée sans retenue.

Elle est pure comme la vérité et nue comme elle.

Sa tendresse retranchée au fond de son âme,

Elle exhibe alors ses courbes qu’elle a parfaites

Pour dissimuler un coeur gros comme ça

 

Ses jambes sans fin

Qui l’enracinent à des talons hauts ravageurs,

Plante son décor étourdissant.

Elle s’agrippe et se donne aux regards ardents,

Violée du regard, c’est la magie du théâtre sans la comédie. 

 

Qui n’aurait souhaité être là, comme à Austerlitz,

Pour raconter ce qu’il avait vu ce soir-là

 

Contre-partie léonine

Poèmes — Posté par saillen @ 14:46

Un ange revenu du passé. Trop brûlante pour que l’on puisse l’étreindre,

trop volcanique pour que l’on puisse l’éteindre.

C’est un éclair dans un ciel bleu, une scélérate dans la tempête,

je suis le Tantale de ses nuits,

destiné à lui tenir la main, à lui caresser la peau et, parfois quand elle le veut,

en droit de refroidir ses ardeurs.


Prose de jeunesse

Poèmes — Posté par saillen @ 16:30

Nymphette

Sa sensualité brutale... Exacerbée... 

Ses malaises,

M’évoquent l’image

D’une bombe au fond d’un puits. 

Désamorcer le puit de sa passion,

C’est crayonner de désirs la page de ses 20 ans,

C'est remplir son présent

De mille histoires miraculeuses, 

Jeter dans son jardin un grain de déraison

Et crier aux saisons

Le soleil de la discorde

Pour soustraire à l’avenir le poids du passé

Et que l’hiver renonce faisant place à l’été.

 

 

 

Le vin 

Le sang du courage

Du fond de son refuge

Glisse sur des pistes de verre

Comme l’éclat de ses grands yeux.

Il atteint le piège de ses lèvres charnues :

C’est le sang des Héros,

L’envie en perles fines  

 

 

Innocence 

La clarté d’un songe m’a révélé que l’innocence est la proie au mépris. Pervertie par les vents empoisonnés des certitudes, celle-ci est kidnappée au royaume des turpitudes. Victime des complots de l’intelligence, elle s’immerge dans les recoins oubliés de l’âme adulte pour ne plus servir que d’antidote à la spontanéité.  

 

Tantrisme 

Il y aurait des ferveurs nocturnes que j’ignore, amie qui me veut du bien, apprends-moi les détours de l’amour, les chemins de traverse, les chemins les plus longs qui mènent à ton âme. Car tout ce qui prolonge les moments rares est digne de la pureté des rêves.

 

Pas trop tard

Poèmes — Posté par saillen @ 10:12

Le rêve que l'on désire

Est un bonheur convoité

Par le temps qui court

Celui-ci, rivé aux battements de nos cœurs,

Détient l'eau de la clepsydre

C'est une armée de secondes

Qui ne tue jamais que

Les crédules otages du réel


Béotie

Poèmes — Posté par saillen @ 17:44

Est-il possible que la beauté qui illumine son visage, son sourire et son corps entier, soit de la même eau que les larmes qui accompagnent leurs douloureuses séparations...

Pourquoi faut-il que la fulgurante transcendance côtoie les abysses de la douleur, pourquoi, en proportion du bonheur, faut-il que le destin les frappe pour avoir été un instant heureux en ce monde?  

Serait-il possible que tout cela ait un sens? Comment comprendre... Faut-il quitter la recherche du sens pour celle du signe?  

Les émois qui s'emparent de lui lorsqu'il la voit font comme une troupe de nymphes emportant leur heureuse victime par-dessus les ruisseaux à la découverte d'un autre monde, c'est un voyage heureux et changeant qui le conduit des airs aux tréfonds de ses émotions et arrache à son coeur le doux aveu qu'il l'aime.  

 


Poème

Poèmes — Posté par saillen @ 13:23

Faite pour damner ou sauver les hommes, son absence est un serpent dont les froides écailles glissent entre les omoplates. Ses gestes sont des caresses imaginées, ses paroles recréent le monde à l’image d’une sensualité légère.

Elle fait perdre la raison ou la retrouver. Poser ses lèvres au creux de son cou, c’est boire à la coupe des Dieux. Faire glisser sa bouche le long de sa nuque, baiser sa peau, c’est visiter l’Olympe. 

Se rappelle-t-elle la main glissant sur sa cuisse, suivant une phrase dans son mouvement, comme si elle lisait