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Ecrits divers - Gabriel Saillen

Encore là?

Poèmes — Posté par saillen @ 18:28

Elle aime comme elle mord,

Elle blesse.

Elle n’a aucun tort,

Pas d'laisse.

 

Le cœur elle dévore,

Belle pièce.

C’est un météore,

En liesse.

 

Mais disparaissez,

Quittez là.

Et vous verrez,

Elle sera là.

 

Car pour brûler,

Il faut du bois.

Et pour l'aimer,

Que l'on soit là.

 

 

 


Pourquoi?

Insolite — Posté par saillen @ 21:22

    

Faut-il donc que parmi tant de questions sondant l’obscurité du monde ce soit toujours la plus simple, la plus enfantine, qui en éclaire le mieux les contours.

  

Et pourquoi devenons-nous si vieux à tenter d’y répondre ?


Oser le dire

Général — Posté par saillen @ 21:18

 

Tu es comme une conversation intime entre l’Homme et la nature, et je ne comprends plus la fragile évidence qui distingue ma raison de ma passion pour toi.

                                                      

Tout en toi m’évoque le subtil équilibre dont je rêve depuis toujours : celui de l’amour et de la poésie, car si le premier semble demander raison devant ta folle inconvenance, le second m’affirme que c’est justement ta façon de vivre ta folie qui me séduit dans ses moindres effets et cette valse entre raison et instinct me trouble et me conforte intuitivement dans mon attirance pour toi.


Citations trouvées sur le Web

citations — Posté par saillen @ 20:57

"L'amour rend aveugle, le mariage fait recouvrer la vue".

 

"Contrairement à l'intelligence, la connerie n'a pas de limite".

 

 

"Un ami, c'est quelqu'un qui vous connaît bien et qui vous aime quand même".

 


Ode à ta beauté

Odes — Posté par saillen @ 20:45

Des sommets éthérés vers les creux les plus obscurs du monde, tout récite en secret ta chanson.  

Dans les moindres ruisseaux, de l'onde frémissante aux plus subtils soubresauts, tout vient

à murmurer l'ode à ta beauté.  

Des vaguelettes en cascade aux fracas de l'eau sur les rochers, la terre exulte et s'abîme.  

Ruisselant le long des pentes, l’écume révèle des trésors cachés comme autant de pierres

 précieuses, offertes par Vulcain, dieu du coeur et des choses enfouies.

 


Ode à l'amitié

Odes — Posté par saillen @ 22:53

Toi qui par la beauté des rêves au firmament te hisse,

Apprends qu’ici désormais un frère t’entend.

De l’anonymat de la toile a surgi l’esquisse

D’une amitié offerte à nos cœurs de géants. 

        

Affectueuse et grande comme le vide qu’elle enjambe,

Elle embellit ma vie, éloigne le mauvais sort.

Sur la mise du destin, elle gagne par quelques ambes,

De son masque de hasard, se moque bien des vieux ors.

               

A son visage grimaçant, elle balance quelques rimes

Pour que tout ce qui meure ne passe pas au-dessous,

Que des passions, les suivants puissent chanter l'hymne

Et à toi, la poésie, te faire les yeux doux.

           

 

 

Evolution tardive

Général — Posté par saillen @ 14:13

Dans le cristal de sa pensée, je n’ai vu qu’une amazone enfilant un tablier. 

Dans sa caverne de Vulcain, parmi les soupes et les potages, ma vision fût néolithique. 

Dix mille ans d’histoire de l’humanité faisait barrage devant moi quand je me surpris à me servir dans les plats avec les doigts. 

Elle m’a regardé avec un œil de cyclone 

Alors, comme une pierre très polie, j’entrepris de lui raconter ce que j’avais fait ces derniers millénaires.


Désir matutinal

Poèmes — Posté par saillen @ 14:01

L’huile des nuits végétales recouvre son corps d’artifices et d’éclats. 

La bataille livrée, leurs âmes libérées, l’improbable matin habille de sa lumière la peau de sa reine.  

Alors, de la veine de sa vie, ses rêves s’échappent par flots pour retrouver le lit du premier jour, bien avant les barrages et les retenues. 

Presque par miracle, presque naturellement, le vin sombre de sa nuit reprend calmement le cours de ce bras de fleuve asséché. 

La rivière enfantine qui dérive dans son cœur est en route vers son destin.  

A l’ultime frontière où les yeux peuvent porter, le serpent d’azur rejoint l’univers de la femme.  

Son corps, espace infini, n’a plus que l’horizon de ses désirs comme seules limites.

 

Aware

Poèmes — Posté par saillen @ 13:40

La tendresse est un voile léger et rafraîchissant dans l’extrême moiteur qui vient se déposer sur les deux amants qui se sourient…

Lèvres qui s’entremêlent, virevoltent et s’attachent, coulissent et glissent vers l’abysse de sa féminité. Mains qui saisissent, contournent, caressent, serrent de concert les collines douces de sa poitrine.

« Flamboyante » est son signe, « irrésistible » : son ascendant. 

Son corps est un sanctuaire et ses yeux l'évasion offerte à son âme.

Maintenant, ils sont biens, ils sont calmes, ils sont libérés des affres de la fatalité, de la passion, du sexe, des envies, des doutes, de la peur… Ils sont au monde, libérés, heureux et s’appartenant enfin. 

Alors, de la fenêtre ouverte monte soudain une complainte douce et légèrement mélancolique qui les ramène peu à peu à la réalité et à ses douleurs.


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