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Ecrits divers - Gabriel Saillen

Que savent les étoiles que l’on ignore ?

Bloc-notes — Posté par saillen @ 10:38

      

Altaïr, Deneb, Vega et Arcturus, vous chassez du ciel de ma passion Regulus, Procyon et Betelgueuse, étoiles d’un ciel d’hiver qui vient de fuir par le nord-ouest. Soleils aux noms évocateurs de voyages étranges et merveilleux, vous veillez à nos ébats, nous, pâles Terriens.

Ignorant ou non d’une astronomie plus compliquée encore que celle de l’astre féminin, il se peut que quelques uns demeurent subjugués par ce plafonnier de discothèque géant. Il nous assure la fête toute l’année mieux qu’à Ibiza. Tiens ! Ibiza, drôle de nom, personnellement je préférais Barbizon, le « z » sonne pareil et c’est moins con…De plus, ils savaient faire la fête aussi, nos peintres barbus impressionnistes de 1860…

 

Altaïr, Deneb, Vega et Arcturus, que faisiez-vous durant ce doux été 1857 durant lequel Millet peignait ses "glâneuses" ? Regulus, Procyon, Betelgueuse, où étiez-vous, mes chères vieilles étoiles, pendant que le peintre Lavieille terminait "Barbizon sous la neige" en 1855 ?

Quel mystère qu’en chaque instant du passé, du présent et du futur corresponde une position unique des astres dans le ciel, et au-delà du visible, dans l’univers tout entier.

 


Vie trop chère

Bloc-notes — Posté par saillen @ 14:18

Dent de narval cognant à la cage de mon cœur,

Me racontant des histoires de licorne où il n’y a que légendes… 

Si tu as déjà vu la mer luminescente la nuit sous l’effet des noctiluques et que tu t’y es plongé, si tu t’es déjà enivré d’huiles d’épicéa et de cèdre ou du parfum plus rare encore du frangipanier, raconte moi ton histoire entre quatre yeux… 

Si tu connais le vent alizé, que tu as caressé la baleine propulsant son chant mélodieux et, si tu as vu l'aurore boréale sur un bout de Norvège, dis le moi, raconte moi, je te dirais moi aussi les souvenirs qui habitent mon âme.  

Si tu te rappelles de la fragrance du chèvrefeuille, d’une odeur de sous-bois après la pluie… Si tu te souviens même de ce que tu n'as pas fait encore, je t’enlève et te garde en otage, car il me faut voler mes rêves désormais, je n’ai plus les moyens des miens…


Pas à pas

Bloc-notes — Posté par saillen @ 15:52

Si tu le voulais,

Tu pourrais, d’un signe, faire fuir le mauvais sort,

D’un geste, me libérer de mes torts,

D’un regard, allumer mon désir, et,

D’un cri, me combler de plaisir. 

      

Si tu le voulais,

Tu pourrais, d’un coup, me rendre ma vie,

Et du bonheur, me rendre l’envie,

D’un rire, remplir mon cœur

De fée verte et de bonheur. 

 

Mais tu es là sans savoir,

A mes sentiments pour toi refusant de croire...


Platonique

Bloc-notes — Posté par saillen @ 14:54

J’aimerais parfois verser des larmes devant tant de beauté épanouie, avoir des paroles historiques au panthéon de ta grâce ou savoir me taire plutôt que poursuivre ma prose, mais je ne peux pas.  

Il y a chez toi tant de fragilité et de douceur qu’il me faudrait inventer une subtilité qui me manque. Savoir cela me fait souffrir car si je n'ai pas le mot juste, celui qui soutient et qui relève, si je manque le bon geste, celui qui berce et qui rassure, cela se lit dans tes yeux et c’est une blessure sans remède qui m’oppresse tout entier. 

Il nous faut donc nous quitter car tu es trop pleine de sensibilité, une belle âme à fleur de peau qui flirte entre sentiments exacerbés et caprices de petite fille gâtée. Je ne suis pas capable de t’offrir ce que tu souhaites et ne désire pas devenir ton jouet, marionnette ayant pour seule vertu de te protéger d’un univers incontrôlable…


ACCUEIL

Accueil — Posté par saillen @ 22:14

Le sang du courage

Au fond de son refuge

Glisse sur sa piste de verre

Comme l’éclat de ses grands yeux.

Il atteint le piège de ses lèvres charnues :

C’est le sang des Héros,

L’envie en perles fines


 

Bienvenue sur mon site

 


                                                       

  Me, myself and I                                                             

Pour rendre la lecture plus agréable, vous pouvez faire démarrer le lien musical ci-dessous, la musique démarrera sur une autre page vous permettant de rester sur le site pour lire les textes en réduisant la page youtube. Bonne lecture!

http://www.youtube.com/watch?v=4Fz7BDvLGIg

ou celui-ci, au choix:

Starsailor-Some of us.mp4

PS - Eloïse, tu n'es pas obligée de "cliquer" sur la musique si tu ne l'aime pas Wink


Vie facile

Général — Posté par saillen @ 17:18

Odalisque au charme ineffable

Prêtant son mystère pour servir quelques fables 

J’ai beau savoir que tu appartiens à un autre,

Tel un blé de moisson tombé dans l’épeautre. 

Je ne veux rien, c’est l’amour qui l’exige.

Penses-tu échapper aux forces qu’il dirige ? 

Car appartenir, ce n’est pas encore aimer.

Et le luxe ne peut durablement lier. 

Mais peut-être es-tu esclave depuis trop longtemps?

Aux bienfaits matériels ayant cédé ton âme et ton rang, 

Peut-être as-tu disparu bien avant-hier?

Comme ces étoiles dont on ne voit plus que la lumière...


D'où vient que...

Insolite — Posté par saillen @ 13:36

Du geste qui t’accompagne et crée la grâce

A ta parole d’argent qui fait main basse

Sur les arcanes et tous les secrets du monde,

Tel le regard étrange de la Joconde, 

                    

Ton attitude toute entière est dans ceci :

Il n’y a aucune limite à tes désirs ;

On t’attendait là et tu apparais ici,

Nous montrant le meilleur quand on voyait le pire. 

                   

D’où vient qu’il est divin de te bien regarder,

De sentir en toi une force sans pareille.

Ton âme fut forgée par les nymphes et les fées,

Ton cœur : un météore arraché au soleil. 

                          

Alors nous sommes saisi d’un doute horrible :

Saura-t-on t’aimer comme tu mériterais ?

Prétentieux de se croire à hauteur de cible,

Sans espoir et sans rêve qui te satisferaient.

 

Pat

Poèmes — Posté par saillen @ 13:09

Ton visage baignant  la réalité d’ironie, et narquois, son insondable secret

 

Ton regard brillant de malice, et parfois, d'un impénétrable attrait

 

Font se découvrir le parfait contour de tes lèvres

 

Qui semblent s’entrouvrir sur un sourire moqueur.

 

Ta bouche a la fraîcheur d’un rire plein de sève

 

Et m’ouvre le cœur d’un seul coup sans douleur.

 

Apprivoisé

Général — Posté par saillen @ 11:17

Ça s’imprime; ça resserre son lien….ce n’est pas une étreinte, c’est agréable. Ça contourne; ça s’enroule; ça virevolte et ça se rebiffe parfois… Comme si ça vivait, comme si une vie était dans ça…

On veut croire qu’on peut, qu’on va l'apprivoiser et ça renâcle…ça refuse et ça recule… C’est énervant, agaçant; ça met les nerfs en pelote, à rude épreuve…on veut hurler qu’on est prêt pour ça, que ça peut venir; ce sera accueilli….on assumera. ça peut s’abandonner dans nos bras, nom de nom…on va en prendre soin et on est là à pester cette fois-ci….ça a gagné, on est de mauvaise humeur; on a perdu son calme…

Viens maintenant, c’est bon….on a assez rigolé….il faut y aller maintenant…mais ça se cabre encore et l’on croit déceler de l’ironie où il n’y a qu’incertitude…ça nous met sur des charbons ardents….ah zut !  Voilà ça approche enfin; ça s’est joué de toi… mais c'est là pourtant et cela a quelque chose d’inattendu…ce n’était pas dans son caractère...pas dans le tien non plus... et c’est peut-être pour cela que ce moment est si doux.  

Au début, ce n’était qu’un sentiment qui rechignait à te faire confiance et, maintenant, regarde-le, si fièrement accrocher à ton cœur comme un oriflamme haut en couleur.

 

Alexandrins

Poèmes — Posté par saillen @ 12:48

                           

Pris dans la tourmente de sentiments naissants,

Je te ferai, ma brune, des baisers de fortune

Qui iront, comme les vents forts de l’ouragan,

Faire danser tes cheveux sous un rayon de lune.

                  

Dans l’inconnue vibration, j’irai attraper

Un oiseau de feu, messager de la passion,

Pour qu’il te chante une enivrante mélopée

Qui bercera ton cœur de tendres émotions.  

                       

Alors, nous resterons sereins sous le volcan,

Décidés à goûter aux émois à venir.

En rêvant que peut-être et nous ne savons quand,

Nos pensées se livrent car on ne peut les lire.

     


Lunaparc

Général — Posté par saillen @ 14:00

 

Sublime minois offrant aux âmes passantes le sursaut de la passion.

Dangereuse quand elle mord, la claque de son oeil solaire réveille les plus endormis et flatte l'homme prêt à en découdre; hanneton maladroit luttant pour un abat-jour.  

Son air enjôleur n'a dans l'attraction d'égal que la rotondité de son arrière-train qui promet au gagnant une nuit fiévreuse et au perdant la tristesse de n'avoir goûté à ce pays de cocagne.


Louve

Poèmes — Posté par saillen @ 12:58

Elle a l'art de faire advenir, tel un parfum, le rêve et la féerie.

L'imagination est émue devant tant de subterfuges et de sortilèges qui fondent son corps dans une nature magique.

Ses courbes font un écrin au coeur de la forêt, couvant l'énergie qui vient de la terre et son cri animal plie les fougères comme un vent mystérieux, faisant bruisser les arbres d'effroi.

Cet hurlement envoûtant fait naître chez la proie le désir d'être dévorée.


Fusée

Poèmes — Posté par saillen @ 10:34

 

Beauté fugace, elle passe comme la fusée de la passion dans l'espace de ma vie et répand en volutes le parfum du bonheur.

Encrassant les bielles d'une vie bien rangée, elle fait tousser mon quotidien.

Le pâle reflet des jours disparaît enfin pour un présent qui rugit de désir.


De sa belle mort

Général — Posté par saillen @ 13:38

La vie est  un fruit dont il faut jouir avant qu’il se flétrisse. 

Et la mort lui donne son prix inestimable car le temps est compté. 

Que reste-t il comme richesse alors à la vieillesse ? Aux confins de la vie, poussée vers l’exil de la mort après celui de la solitude? 

Ses vertus sont édifiantes car les personnes âgées nous rappellent ce que nous serons bientôt. 

Savons-nous ce que nous leur devons ? Elles sont restées, alors que d’autres sont parties, en première ligne, nous protégeant sur la liste des personnes dont c’est le tour.  

Et faut-il leur en vouloir quand elles partent finalement, toujours trop tôt, nous poussant sèchement en avant à la place qu’elles occupaient alors. 

Non, car elles ont tenu souvent jusque là par amour pour les leurs et quittent la vie pour la même raison. 

Si nous étions attentifs, nous verrions que les anciens ne meurent pas par hasard, ils sentent le moment propice, ils attendent de revoir les leurs….Ils ne lâchent prise que quand il y a un sens à leur départ.  

Alors ils ne meurent pas, ils s’en vont, tout simplement. 

Ils ont à faire ailleurs.

 

Souvenirs

Poèmes — Posté par saillen @ 11:54

      

Elle coure dans mes souvenirs comme une horde d’enfants bruyants.

        

Elle emplit mon âme d’une nostalgie sans contours.

          

Le cœur battant les quatre temps du tango de la vie, mon sang ressemble à la lumière mitigée accueillant le soleil qui se couche.

        

Pour lui : le ciel orange comme vaste couche ; pour moi : une mémoire, linceul de souvenirs indélébiles. 

         


Duel

Général — Posté par saillen @ 14:30

Que sont ces jours vides qui ne passent plus quand tu les désertes, quel est ce désir magnétique qui prend naissance dans ton absence et continue dans le noir de ma nuit à brandir l’espoir comme un flambeau ? Sont-ils les témoins de ma tragédie, veut-on me dire que je ne saurais vivre sans toi ? 

Pourquoi ce facétieux destin qui te met sans cesse sur mon passage, qui m’offre un instant ta plus agréable présence, ton plus beau sourire et ton mot le plus spirituel pour me le ravir l’instant d’après ? Faut-il que l’intelligence qui illumine ton joli visage et fait pétiller tes yeux ne soit qu’un subterfuge dissimulant le piège de la passion, que ta peau si douce ne soit qu’un instrument destiné à me faire parler sous la torture ? 

Tu le sais pourtant: rien ne serait plus cher à mon cœur que de t’avouer des choses merveilleuses, mais qui s’aviserait à baisser sa garde devant une mignonne jouant si dangereusement du fleuret…


Sans titre

Insolite — Posté par saillen @ 15:38

                    

Ses atours si joliment convexes

Et ses postures sans complexes

Mieux que le désir qu’elles suscitent

Sont à la méditation des invites.

                       

Vous, poèmes, pâles ex-votos

De ses grâces accordées

N’avez de sa beauté que le reflet

Et sur sa vérité qu’un veto. 

                              

Vous ne sauriez décrire son allure

Victimes du marketing, de l’imposture

Vous ne sauriez célébrer tant de merveilles

Sans chanter ses lèvres vermeilles. 

                                       

S’il fallait bien plutôt à son âme rendre hommage

Car c’est ce qu’elle a de plus beau, de plus profond,

Il faudrait se jeter sur l’herbe, regarder les nuages,

Contempler l’infini du ciel et celui de la passion.

 


Puisque tu es partie

Odes — Posté par saillen @ 12:04

Vaines les explosions d’effluves printanières, vaine la douce brise d’avril, vains les rayons dardés et la pâle lumière du soleil. Vains les cris et les pépiements des oiseaux revenus de leur long exil. 

Froids les bancs publics, les arcades et les alcôves où nous roulions enlacés.

Glacés mon âme, mon cœur et mon être dont tu faisais subsister la flamme fragile.

Morts mes espoirs de bonheur, mes ambitions amoureuses, notre histoire.

Jamais je ne saurai survivre à pareille douleur et définitivement resterai sourd à tout appel à renaître.  

Puisque tu es partie, rien ne peut combler le vide que tu laisses car tu étais mon phare et ma tempête…

                                                   

 

Chevelure

Poèmes — Posté par saillen @ 14:08

Ta chevelure aux reflets d’Electrum, ce minerai or argent d'Asie et de Nubie, couvre de foisonnantes arabesques une moitié de ton visage. Les effets moirés de tes longs cheveux en cascade enluminent et donnent à tes yeux un éclat mutin incomparable. 

Long cheveux qui exprimez la féminité la plus pure, vous savez le conciliabule d’une bouche chuchotant dans les méandres de vos boucles. Vous qui exprimez la douceur d’une caresse lorsque vous effleurez de vos pointes un visage aimé, vous savez l’écho des mots doux murmurés dans vos mèches. 

Il n’y a pas de meilleure armure contre les mauvais jours que le souvenir de ces émois passés dans tes ors pâles et tes reflets changeant, ensorcelante chevelure.


Divine

Poèmes — Posté par saillen @ 18:32

Caryatide au corps magnifiquement sculpté, tu soutiens le ciel de ma passion comme le toit du palais d'un prince. Altière de grâce et de beauté, tu passes sur mon coeur avec la légèreté d'une gitane.

Tu es sublime et vorace d'amour et de douceur. Ta beauté inaltérable répand sur les gens comme un halo d'enchantement et c'est un doux sortilège que de te regarder évoluer, sublime parmi tes rivales.

Toi seule es capable d'apprendre à la panthère et au chat l'art d'être de grands fauves et l'aimable façon de rentrer ses griffes quand il le faut. Mais le doute demeure et cette crainte que produisent tes caresses oblige à mille ingéniosités pour te séduire, dangereuse féline.